Avocat en violence conjugale
Chagnon Avocat Criminaliste représente les personnes visées par des accusations criminelles portées dans un contexte conjugal ou familial, notamment pour voies de fait, menaces, harcèlement criminel et autres infractions connexes.
Ces dossiers touchent à la fois la liberté, le logement, la famille et parfois les enfants. Dès l’arrestation, des conditions peuvent transformer le quotidien. Il faut comprendre rapidement ce qu’elles exigent.
Les accusations portées en contexte conjugal
La « violence conjugale » n’est pas une infraction distincte au Code criminel. Il s’agit d’un contexte dans lequel différentes infractions peuvent être reprochées. Les plus fréquentes sont :
- les voies de fait, simples, armées, causant des lésions corporelles ou graves;
- les menaces de causer la mort ou des lésions corporelles, ou d’endommager des biens;1Code criminel, art. 264.1 Proférer des menaces.
- le harcèlement criminel, qui vise notamment des communications répétées ou une surveillance qui font raisonnablement craindre pour sa sécurité;2Code criminel, art. 264 Harcèlement criminel.
- le méfait, la séquestration, l’agression sexuelle ou le non-respect de conditions.
Les éléments propres à chacune de ces infractions sont présentés aux pages sur les voies de fait et sur les menaces et le harcèlement criminel. Cette page porte sur ce qui est particulier au contexte conjugal ou familial.
L’arrestation et les conditions de remise en liberté
Dans ces dossiers, l’intervention policière mène souvent à une arrestation rapide, parfois à partir d’un seul appel. La personne peut être remise en liberté par les policiers avec des conditions ou être détenue jusqu’à sa comparution, où la question de sa remise en liberté sera examinée.
Les conditions les plus courantes sont :
- ne pas communiquer, directement ou indirectement, avec la personne plaignante;
- ne pas se trouver à la résidence familiale ou dans un certain périmètre;
- ne pas posséder d’arme;
- parfois, des conditions concernant la consommation d’alcool ou de drogue.
Ces conditions s’appliquent même lorsque la personne plaignante souhaite reprendre contact ou retourner vivre avec la personne accusée. Un contact, même consenti, peut entraîner une nouvelle accusation. Lorsque les conditions deviennent difficiles à vivre, par exemple pour récupérer des effets personnels ou organiser la garde des enfants, il est parfois possible d’en demander la modification. La page sur la comparution décrit ces premières étapes.
Comment la défense analyse le dossier
Les dossiers de violence conjugale reposent souvent sur la version de deux personnes qui se connaissent intimement, dans un contexte de séparation, de conflit ou de garde d’enfants. Le cabinet lit l’ensemble de la preuve avant de choisir une stratégie : déclaration de la personne plaignante, appel au 911, observations des policiers, photographies, messages texte et publications sur les réseaux sociaux.
Les échanges écrits entre les parties peuvent confirmer ou contredire une version. Les déclarations antérieures, les incohérences et le contexte du conflit sont examinés avec soin, comme les questions de crédibilité et de fiabilité. La légitime défense peut aussi se poser lorsque les deux personnes ont eu recours à la force.
Selon la preuve et les intérêts du client, la défense peut contester l’accusation ou discuter avec la poursuite. Au Québec, la décision de poursuivre appartient au Directeur des poursuites criminelles et pénales, et non à la personne plaignante.
L’engagement de ne pas troubler l’ordre public
Dans certains dossiers, l’affaire peut se conclure par un engagement de ne pas troubler l’ordre public, souvent appelé « 810 ».3 La personne s’engage alors à respecter certaines conditions pendant une période déterminée, sans qu’il y ait de déclaration de culpabilité.Code criminel, art. 810 Engagement ordonné lorsqu’une personne a des motifs raisonnables de craindre qu’une autre lui cause des lésions personnelles ou endommage ses biens.
Cette issue n’est pas automatique. Elle dépend de la preuve, du contexte et de la position de la poursuite. Elle doit être évaluée à la lumière des autres options, et ses conditions doivent être comprises avant d’être acceptées.
Les conséquences sur la vie familiale et la peine
Au-delà du dossier criminel, une accusation en contexte conjugal peut avoir des effets importants sur la vie familiale : départ de la résidence, contacts avec les enfants encadrés ou suspendus le temps des procédures, incidences possibles sur des démarches en matière familiale. Ces effets varient beaucoup d’une situation à l’autre.
En cas de déclaration de culpabilité, le Code criminel prévoit que le fait d’avoir maltraité un partenaire intime ou un membre de sa famille constitue une circonstance aggravante lors de la détermination de la peine.4 Une interdiction de posséder des armes et un casier judiciaire peuvent aussi en découler.Code criminel, art. 718.2 a) (ii) Circonstance aggravante liée aux mauvais traitements infligés à un partenaire intime ou à un membre de la famille.
Ces enjeux, comme les autres conséquences d’une accusation criminelle, doivent être pris en compte dès le départ dans l’évaluation du dossier.
Questions fréquentes
Mon conjoint ou ma conjointe veut retirer la plainte. Est-ce possible?
Au Québec, la décision de poursuivre appartient au Directeur des poursuites criminelles et pénales. Le souhait de la personne plaignante peut être pris en compte, mais il ne met pas automatiquement fin au dossier.
Puis-je retourner à la maison si la personne plaignante est d’accord?
Non, pas tant que vos conditions vous l’interdisent. Il faut d’abord obtenir une modification des conditions selon les règles applicables. Un retour sans modification peut entraîner une nouvelle accusation.
Est-ce que je pourrai voir mes enfants?
Cela dépend des conditions imposées et de la situation familiale. Certaines conditions encadrent les contacts avec les enfants ou les échanges de garde. Une modification peut parfois être demandée.
Qu’est-ce qu’un 810 en violence conjugale?
Il s’agit d’un engagement de ne pas troubler l’ordre public, assorti de conditions pour une durée déterminée, qui ne constitue pas une déclaration de culpabilité. Cette issue est possible dans certains dossiers, selon la preuve et la position de la poursuite.
Parlez à un avocat criminaliste
Si vous êtes sous enquête, arrêté ou accusé d’une infraction criminelle, vous n’avez pas à attendre que le dossier progresse avant d’obtenir des conseils juridiques.
Chagnon Avocat Criminaliste peut examiner votre situation, la preuve disponible et les prochaines étapes du processus.
Pour une urgence criminelle, appelez directement :
438-351-1881Urgences criminelles : 24 h/24, 7 j/7
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